L’audit énergétique, souvent associé aux grandes entreprises, vient de connaître une évolution réglementaire qui peut impacter indirectement certains propriétaires, copropriétaires ou bailleurs ayant une structure juridique d’entreprise ou gérant des biens via une société. L’arrêté du 2 juillet 2026, entré en vigueur le 6 juillet 2026, précise les données à fournir lors de la réalisation d’un audit énergétique obligatoire pour les personnes morales (entreprises, sociétés civiles immobilières, etc.). Que vous soyez concerné directement par cette obligation ou que cela touche la gestion de vos biens, voici ce qui change concrètement.
Jusqu’à présent, les audits énergétiques imposés aux personnes morales (notamment les sociétés possédant des biens immobiliers ou gérant un patrimoine) suivaient des règles fixées depuis 2016. Les informations à fournir lors de la déclaration sur la plate-forme dédiée étaient limitées : on renseignait principalement des données générales sur l’entreprise, la consommation énergétique globale, et quelques éléments sur les établissements concernés.
Pour un particulier qui possède une société civile immobilière (SCI), ou qui est impliqué dans la gestion d’un immeuble via une structure, cela signifiait moins de détails à transmettre et une procédure parfois perçue comme plus « allégée » ou moins précise.
Désormais, avec l’arrêté du 2 juillet 2026, de nouvelles informations précises doivent obligatoirement être renseignées lors d’un audit énergétique pour une personne morale. Cela concerne notamment :
En parallèle, la plate-forme informatique qui centralise ces audits adapte aussi ses profils utilisateurs, ajoutant un nouveau profil dédié aux organismes certificateurs. Cela renforce le contrôle et la traçabilité des informations déposées.
Concrètement, cette évolution vise principalement les personnes morales qui sont soumises à l’obligation d’audit énergétique. Cela inclut :
Si vous êtes propriétaire individuel sans structure sociétaire, cette évolution ne vous concerne pas directement. En revanche, si vous êtes impliqué dans la gestion d’un patrimoine immobilier à travers une société, il faudra anticiper ces nouvelles exigences lors du prochain audit énergétique : rassembler vos données de consommation sur quatre ans, préparer les justificatifs et vérifier la conformité des documents avec les nouveaux critères, notamment pour bénéficier d’une démarche de performance énergétique reconnue.
Pour la plupart des particuliers, cette évolution n’entraîne pas de changement immédiat dans la vente, la location ou la gestion de leur logement personnel. Mais si vous détenez ou gérez vos biens via une société (SCI, holding familiale, etc.), l’audit énergétique devient plus exigeant. Cette transparence plus poussée permet aussi de valoriser une gestion responsable de votre patrimoine immobilier et de mieux anticiper les futures évolutions réglementaires autour de la performance énergétique.